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Autres lignes locales: L'Espagne - Barcelone: 0034-931846831
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Horaire d'attention: du lundi au vendredi de 09:00 - 18:00.
Bureaux principaux (localisé à Lima - Pérou): GMT -5 heures

Nous vous suggérons que durant la haute saison (octobre à fin mars) les réservations doivent être faites au moins 30 jours à l'avance.


Faune á
Bariloche
Faune á
Calafate
Faune á Puerto Madryn Faune á San Martin de los Andes Faune á Ushuaia Faune á Antarctique Argentin

FAUNE À BARILOCHE

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Cachée dans l'épaisseur des bois, la faune est présente à San Carlos de Bariloche.

Le majestueux condor est un des oiseaux emblématiques de la Patagonie argentine. Vous pourrez les observer au cours du survol des cimes en planant en forme circulaire. Vous les reconnaîtrez à leur couleur complètement noire et collier blanc.

Vous observerez également des " huemules ", pumas, " pudues ", renards et " oiseaux charpentiers ", quelques habitants silencieux de l'endroit.

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La diminution des pluies vers l'est influence un paysage aux plateaux semi-arides, la steppe patagonique y prédomine. Le règne des pâturages vert-oranges typiques du district occidental et humide de la steppe. Vous y verrez déambuler des renards, pumas et guanacos, ainsi que les rapaces tels que l'épervier et l' "halconcito colorado ", faune caractéristique de cette zone.

Vous observerez une population de cormoran impérial sur les falaises de certaines îles du Lac Nahuel Huapi, fait curieux car il s'agit d'une espèce marine. Vous verrez fréquemment des mouettes suivant les bateaux.

L' " huillín " est une espèce typique de la faune de la région. Ce mammifère carnivore est principalement trouvable dans le parc. Cette loutre native habite les côtes des lacs, lagunes, fleuves et ruisseaux. Son corps allongé est couvert d'un pelage marron aux reflets rouge-orange, ses pattes sont courtes et sa queue longue.

Le " tuco-tuco colonial " est une autre espèce intéressante. Ce rongeur vit dans des terriers sous-terrains. Sa distribution naturelle est limitée au Parc National Nahuel Huapi.

FAUNE À CALFATE

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Le Parc National de Los Glaciares abrite des espèces propres de la forêt subantartique et de la steppe. On peut y remarquer la présence du condor, de l´aigle maure, du nandou, du guanaco et du puma, entre autres et en plus d´une faune d´oiseaux très appréciés.

MAMMIFERES

L´information dont nous disposons sur les mammifères qui vivent dans cette zone est limitée : il s´agit d´une liste dérivant des rapports des gardes-forestiers, d´anciennes études ( principalement sur les grands et moyens mammifères) et de certaines informations circonstancielles à propos de quelques espèces.

En plus des espèces mentionnées ci-dessus, vous pourrez également rencontrer le lièvre européen, le renard coloré et, dans une moindre proportion, le renard gris, le chat " del pajonal " et le chat monté.

Le parc est un endroit disposant de populations permanentes et, apparemment, dépourvu de cervidés appelés " huemul " (Hippocamelus bisulcus). Des recherches réalisées récemment sur ce quatripède ont montré l´existence d´une population importante dans la vallée de la rivière Mascarello et dans la zone ouest du Lac Viedma, entre la Lagune Viedma et Seno Moyano (Canal Viedma).

Dans l´une de ces zones est également susceptible de vivre le " chinchillón anaranjado " (Lagidium wolffsohni), espèce très rare et de distribution limitée.

Les espèces domestiques sont aussi communes : chevaux et vaches ( ces dernières étant assez abondantes dans certains secteurs).

Une des populations mammifères les plus importantes est celle des chevaux qui sont au nombre de plus de 15 mil seulement dans la zone de peuplement des huemules dans la vallée Mascarello. Cette situation a fait naître de nombreuses questions : certains affirment, en effet, qu´une action de contrôle éliminant progressivement les chevaux pourrait entraîner une augmentation de la chasse des huemules par les pumas.

OISEAUX

L´information sur la faune d´oiseaux du Parc est relativement récente, majoritairement postérieure à 1980, et assez complète. Jusqu´à aujourd´hui, environ 100 espèces ont été enregistrées.

Au sein des cette très importante diversité, se trouvent certaines espèces considérées comme de valeur essentielle et nécessaires à conserver comme le nandou (Pterocnemia pennata), le condor (Vultur gryphus), le canard des torrents (Merganetta armata), le " carancho blanco " (Polyborus albogularis) et le " yal " austral (Melanodera melanodera).

De la même manière, les populations de buses aguias (Geranoaetus melanoleucus),principalement dans la zone nord du parc sont de très grande importance de par leur densité, tout comme le canard des torrents dans les rivières de Fitz Roy y De las Vueltas, où l´on peut observer un nombre considérable d´exemplaires ou de groupes de familles permanentes.

Des espèces dont la présence est très faible dans les zones si australes, ont été enregistrées dans certains zones du Parc National : tel est le cas du " tordo de ala amarilla " (Agelaius thilius) et du la " viudita pico de plata " (Hymenops percpicillata).

Ces espèces ont été observées dans la zone de la Baie Túnel du Lac Viedma, au nord du Parc National et dans les lagunes de Puerto Bandera, dans le territoire provincial vers la limite du Parc.

Il est aussi important de souligner la présence et la nidification, sur les rives des lacs et des lagunes du Parc, " ostrero overo ou austral " (Haematopus leucipodus).

POISSONS

Dans les lacs et les lagunes qui entourent le Calafate, surtout l´ Argentino et le Viedma, on peut rencontrer deux espèces de saumons ( celles-ci furent introduites) : la truite arc-en-ciel (Onchorhynchus mikiss) et la truite de lac. (Christivomer namaycush).

Les autres espèces enregistrées sont:

Puyen (Galaxias maculatus) dans le Lac Argentino.
Perca (Percichthys vinciguerrae) dans le Lac Argentino et le Lac Viedma.

En plus de ces espèces confirmées, on peut présumer la présence de certaines autres qui se trouvent aux alentours :

Peladilla (Aplochiton zebra), qui ont été enregistrées dans la Lac Toro (Parc National Torres del Paine, Chili).
Peladilla (Aplochiton taeniatus), également dans le Lac Toro.
Puyen (Galaxias platei), qui vit dans les Lacs de la cordillère del Paine.

ANPHIBIENS ET REPTILES

La région de Santa Cruz, où se trouve la localité de Calafate, est considérablement appauvrie quant à la présence d´espèces d´amphibiens et de reptiles.

Des 60 espèces patagoniques enregistrées jusqu´à aujourd´hui, il en existe 56 dans la région Nord et 13 dans la Sud, parmi lesquelles 9 sont communes aux deux. C´est-à-dire qu´il existe seulement quatre espèces propres à cette région.

Parmi elles, les plus communes, sont les lézards qui se trouvent principalement dans les pâturages éloignés de la côte, dans la zone de zona de Punta Avellaneda.

FAUNE À PUERTO MADRYN

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Puerto Madryn est un réservoir naturel pour les diverses espèces de faune. Dans la ville, sur les différentes péninsules et en tout point de ses côtes, le visiteur s'émerveillera face à la vision d'une baleine " franca austral ", un orque, un éléphant ou loup marin.

Dans la zone naturelle protégée de Península Valdés, Patrimoine Naturel de l'Humanité, à 100 km de la ville, la rencontre avec une baleine " franca austral " se transforme en un spectacle unique. Si vous avez de la chance vous observerez également des orques.

Vous rencontrerez ces espèces de la faune terrestre au cours de vos différentes excursions : guanacos, choiques, maras et renards gris dans leur habitat. Sur des chemins inhospitaliers de l'immense steppe, vous approfondirez vos connaissances sur le paysage patagonique en réalisant des marches interprétatives guidées par des experts.

BALLENA FRANCA AUSTRAL

Les golfes Nuevo et San José entourant la péninsule Valdés sont les lieux choisis par la baleine pour procréer et allaiter leur descendance.

De juin à décembre, ces géants prennent possession de l'Atlantique sud.

Lorsque les eaux de couleur bleu intense se remplissent de taches noires, les baleines arrivent. Vous devrez être préparé pour observer ce spectacle sans précédant pendant 7 mois : saltos dans l'océan et scènes tendres entre les mères et petits.

Tous les ans 600 exemplaires s'y donnent rendez-vous. Cependant la population de l'aire de la péninsule Valdés est estimée à 1200 animaux.

La baleine " franca austral " (Eubalaena australis) a été déclarée Monument Naturel par la loi 23094. Sa population actuelle répartie sur les mers tièdes et sub-antarctiques de l'hémisphère sud ne dépasse pas 4000 individus.

Ce cétacé du sous-ordre des mysticètes possède dans sa gueule des plis cornés appelés barbes.

La plupart des baleines possèdent des rides ventrales et une nageoire dorsale. La mâchoire est grande et étroite. La tête occupe presque un quart de la surface du corps entier.

Certaines parties de la tête présentent un ensemble de callosités, où vit un grand nombre de crustacés parasites. Sur sa partie supérieure se trouvent deux petites spirales, analogues à notre nez.

Une des caractéristiques les plus frappantes de la baleine " franca austral " est sa manière de rejeter la respiration : elle est expulsée en deux jets d'air formant un " V " visible à des kilomètres de distance.

Son alimentation est principalement composée de crustacées planctoniques.

Cette espèce de baleine fait naître un petit tous les 3 ans. La gestation dure 12 mois et le bébé baleine est allaité pendant 2 ans.

A la naissance, les petits mesurent entre 3 et 5.5 mètres. Ils pèsent environ 3 tonnes. Au cours des deux premiers mois ils grandissent de 35 mm par jour. Les adultes mesurent entre 12 et 16 mètres, leur poids oscille entre 50 et 55 tonnes.

Ils entrent en phase de maturité entre 7 et 17 ans. Les femelles atteignent leur maturité sexuelle à 13 mètres de longueur. Celle des mâles et inférieure.

L'alimentation de ces mammifères est une des curiosités de leur vie. Ils maintiennent leur poids en mangeant un aliment microscopique révisé par " la barbe " de leur gueule. Les baleines ne possèdent pas de dents mais une " barbe " attrapant le krill et le plancton quand ils remplissent leur gueule d'eau.

Argentine protège la baleine franca depuis 1935. Elle est affilée au Comité International de Baleines depuis 1946. En 1994 eu lieu la 46ème réunion du CBI au cours de laquelle furent déterminées les règles dirigeant la protection du Sanctuaire Austral.

Observation de baleines

L'observation de baleines est une expérience incomparable. Cette excursion d'une heure en bateau vous conduira à quelques mètres de ces animaux.

Cette sortie en mer vous permettra de les observer, mais pas de les toucher, ni de trop vous en approcher. Vivez l'expérience impressionnante entouré par ces géants.

La plupart des embarcations réalisant cette excursion partent de la petite localité de Puerto Pirámides.

L'aventure commence en logeant la côte dans des directions distinctes puis en entrant à un ou deux milles dans la mer, à l'encontre des baleines. Lorsque l'embarcation est éloignée de la côte, les moteurs sont arrêtés et le silence règne pour un moment, interrompu par les sons des pingouins et mouettes.

La navigation le long de la côte permet d'observer également des colonies de cormorans et d'autres exemplaires de la riche avifaune côtière. La première halte se fait généralement à la Lobería se trouvant en perpendiculaire à Puerto Pirámides, comprenant 2000 exemplaires de loups marins d'un pelage.

Après quelques minutes et à quelques mètres de la côte, vous atteindrez le lieu où se trouve le mammifère. Le bateau s'arrête et tout le groupe est attentif. Vous observerez quelque chose de couleur argentée et blanche sautant près de l'embarcation. Vous écouterez le bruit fort d'un corps frappant la superficie de la mer : les baleines.

Nous éteindrons le moteur pour ne pas importuner le mammifère. Pour quelques instants, seule la nature existe.

Vous pouvez presque toucher la peau de la baleine. Vous verrez que sa taille est supérieure à la longueur du bateau. Cet être imposant émet un son accompagnant le souffle du vent.

Le ciel et les falaises impressionnantes sont témoins de ce spectacle.

Période d'observation

La période d'observation de baleines sur les côtes de Puerto Madryn dans la province de Chubut s'étend généralement de juin à décembre. Vous aurez les meilleures possibilités d'observation en septembre et octobre.

L'observation de la baleine " franca austral " est un spectacle merveilleux se répétant tous les ans. Cette aventure en bateau commence à Puerto Pirámides. Elle est opérée par six entreprises autorisées respectant strictement un ensemble de normes élaborées pour ne pas perturber le comportement des baleines.

Restrictions

Les autorités de la province de Chubut contrôlent de forme particulière la navigation et la plongée en période de baleines afin d'éviter tout excès.

Les mesures sont radicales : ces activités sont interdites dans les zones protégées.

Les pêcheurs et plongeurs doivent recourir aux services des opérateurs et guides autorisés pour réaliser leurs activités. L'apparition d'un mammifère marin sur le lieu de l'activité mettra fin à l'immersion.

Sur la côte, seule la plongée en apnée est autorisée (seulement avec l'air des poumons, sans bouteilles d'oxygène) à plus de 100 mètres des espèces protégées.

Les plongeurs sportifs doivent être enregistrés au contrôle de l'Istmo Florentino Ameghino. Ils y seront notifiés de cette réglementation et devront signer une lettre d'engagement. Ils devront également s'inscrire à la Préfecture Navale dont le siège se trouve à Puerto Pirámides.

LE PINGOUIN MAGALLANICO
En 1979, la province de Chubut créa une réserve de 21 hectares à Punta Tombo, à 181 km de Puerto Madryn, pour protéger les pingouins de Magallanes (Spheniscus magellanicus).
Vous y trouverez une des colonies d'oiseaux marins les plus diversifiés du monde et la plus grande colonie de pingouins en dehors de l'Antarctique. Nous dénombrons plus de 500 mille oiseaux entre septembre et avril.
Les pingouins construisent leurs nids sous des arbustes, dans des grottes et des lieux ouverts. Les grottes se trouvent généralement sur des zones proches de la côte, où le sol se creuse facilement. Ils construisent tous les ans leurs nids sur les mêmes lieux.

Les mâles sont parfois plus grands et possèdent des becs plus épais et longs que les femelles. Les deux sexes défendent le nid, couvent les œufs et alimentent les petits avec des poissons et calamars.

Ils passent la majeure partie de leur vie dans la mer, dans laquelle ils dorment. En hiver, ils peuvent atteindre le nord, jusqu'à Rio de Janeiro (Brésil) après un voyage de 3000 km.

Ils peuvent maintenir une vitesse de natation de 8 km/h en utilisant leurs ailes comme propulseur et leurs pattes comme gouvernail.
En février vous observerez des milliers de jeunes en mutation sur la plage.

Près des côtes, les prédateurs comme le pétrel géant et l'orque attendent pour se nourrir de pingouins jeunes et malades.

ORQUES
Les orques (Orcinus orca) sont des mammifères de l'ordre des cétacés. Ils possèdent des dents, à la différence des baleines. Vous les observerez dans la province de Chubut, principalement de février à avril et d'octobre à novembre.

Ils apparaissent fréquemment à Punta Norte, Caleta Valdés et Golfo San José, dans la péninsule Valdés.

Ils sont caractérisés par leur couleur noire à l'exception de leur ventre et une nageoire dorsale tachés de blanc, leur signe d'identification.

Leur taille varie entre 8 et 9.5 mètres. Les mâles pèsent 9 tonnes et les femelles 5. Leur nageoire caudale permet de se propulser en avant et les nageoires pectorales déterminent la stabilité et direction lorsqu'ils s'alimentent sur la côte.

Ils possèdent une réputation erronée de voraces (" baleines assassines "), due à leurs habitudes alimentaires ne comprenant pas seulement des poissons, mais également d'autres mammifères tels que des loups marins, tortues de mer, phoques, requins et pingouins.

Ce n'est pas sans efforts qu'ils chassent et partagent les aliments obtenus avec les membres de leur famille.

ÉLÉPHANT MARIN

Vous pourrez observer des éléphants marins (Mirounga leonina) sur la péninsule Valdés, sans devoir voyager à des îles lointaines. Il s'agit de l'unique poste continental de cette espèce.

L'éléphant marin du sud vit dans la région sub-antarctique. Sa population est estimée à 700 mille individus, parmi lesquels 20 mille viennent à la péninsule Valdés entre août et mars pour se reproduire et changer de poils.

Il appartient à la famille des " phocidés " et se différencie des autres pinnipèdes par l'absence de pavillon auriculaire et la position en arrière de ses membres postérieurs lui permettant seulement de ramper su la terre.

Vous distinguerez les mâles des femelles par la forme de leur nez en trompe et leur taille (jusqu'à 5 mètres de longueur, poids de 3 à 4 tonnes). La taille des femelles atteint à peine 3 mètres et leur poids, une tonne.

Les petits pèsent 45 kilos à la naissance et possèdent une couleur noire. Au cours des 23 premiers à 30 jours d'allaitement, ils deviennent gris et atteignent un poids de 250 à 300 kilos. Les éléphants sont extrêmement polygéniques.

Les premiers mâles arrivent fin août pour former leurs harems. Les femelles atteignent la côte début septembre et 5 jours plus tard, donnent naissance à leurs petits.

Pendant l'allaitement la mère jeûne et brûle toutes ses réserves de graisse. Après avoir allaité les petits, les éléphants se nourrissent dans la mer pendant 2 mois.

Ils plongent à une profondeur moyenne de 400 mètres, mais peuvent atteindre 1500 mètres à la recherche d'aliments. Les éléphants passent 90% de leur étape marine sous l'eau. Ils retournent sur la côte pour changer de pelage après décembre, pendant 4 mois.

LOUP MARIN
Le loup marin à un pelage (Otaria flevescens) est une espèce vivant sur les côtes atlantiques et pacifiques, du sud du Brésil au Pérou. Vous le verrez généralement toute l'année sur la péninsule Valdés.

Ce pinnipède appartient à la famille des otaries. Ils se déplacent sur la terre en utilisant leurs nageoires antérieures et postérieures.

Les mâles de couleur sombre se différencient des femelles par leur crinière. Ils atteignent 2,3 mètres de longueur et pèsent 350 kilos. Les femelles mesurent 1.8 mètres et pèsent 100 kilos.

Les petits de couleur noire naissent au cours des derniers jours de décembre jusqu'à fin janvier. Ils émettent un bêlement similaire à l'agneau et pèsent presque 13 kilos. Après un an d'allaitement ils doublent de poids.

Les loups font une migration courte entre les postes du Golfo Nuevo et la péninsule Valdés. Pendant la période de reproduction, les mâles se déplacent à Punta Pirámides, près de Puerto Pirámides et Punta Norte. Vous observerez ces animaux sur d'autres postes en dehors de la période de reproduction, d'avril à novembre.

Vous les trouverez dans la lobería de Punta Loma (réserve provinciale) située à 17 km de Puerto Madryn. Vous y observerez les animaux sub-adultes non reproducteurs, et à partir d'avril les animaux migrant à Puerto Pirámides.

AVIFAUNE MARINE
La péninsule Valdés est un des principaux sites de la côte patagonique lié à la diversité et l'abondance de l'avifaune marine.

Vous trouverez une diversité d'oiseaux très importante sur la Isla de los Pájaros, d'une superficie de 2.2 hectares.

Selon des recherches récentes, nous avons identifié 6 espèces marines et côtières coloniales nidifiant : pingouin de Magallanes (Spheniscus magellanicus), cormoran au col noir (Phalacrocorax magellanicus), biguá (Phalacrocorax olivaceus), mouette (Larus dominicanus), héron blanc (Casmerodius albus) et héron sorcier (Nycticorax nycticorax).

LE GUANACO

Le guanaco (Lama guanicoe) est un camélidé sauvage d'Amérique du Sud de grande taille et distribution. Il vit dans les environnements les plus rigoureux de la planète : les hautes terres chaudes et venteuses du sud du Pérou et la steppe froide et semi-aride de la Patagonie argentine.

Avant le contact avec les Européens, 8 mille ans en arrière, cet animal servait de ressource à la survie des cultures indigènes se déplaçant en grand nombre.

L'image du guanaco occupe un lieu de prépondérance comme motif dans l'art rupestre.

Cette espèce n'est pas menacée d'extinction dans l'environnement continental. Cependant, la chasse, l'altération et les changements d'habitat influencent la déclinaison et discontinuation de la population.

Des programmes de conservation intégrés ont été mis en marche.

Le guanaco adulte peut atteindre une taille de 1.75 mètres et pèse entre 80 et 120 kilos. Il possède des coussinets sur ses pattes pour ne pas détruire la couverture végétale lors du piétinement. Ses lèvres très mobiles et sensibles permettent de sélectionner la végétation boueuse et épinée.

La période d'accouplement est de novembre à février, après la naissance des petits pesant entre 8 et 15 kilos. Le guanaco est un animal diurne au comportement social très particulier.

Les familles possèdent entre 2 et 30 membres. Vous le repèrerez facilement dans les réserves de faune (en particulier Valdés et Tombo) par son pelage marron rouge clair et des zones plus claires autour des lèvres et à l'intérieur des membres.

Il existe environ 600 mille guanacos en Amérique Latine : 94% en Argentine, 5% au Chili et 1% restant au Pérou et en Bolivie. La zone de plus forte densité est l'extrême sud de la Patagonie.

Des recherches récentes dénombrent 12.400 guanacos au nord-est du Chubut, avec une densité moyenne de un guanaco par kilomètre carré. Dans la péninsule Valdès nous calculons 2.200 animaux sur 4.000 kilomètres carrés.

LE CHOIQUE

Le choique (Pterocnemia pennata) est un grand oiseau que vous rencontrerez lors de vos voyages sur les chemins de la péninsule Valdés. Le choique est une des deux "autruches américaines" qui à la différence de son cousin africain possède 3 doigts au lieu de 2.

Le choique est reconnaissable entre tous. Ce bon coureur des steppes patagoniques atteint une taille de 1.10 mètres. Il est plus petit que le ñandú (de la pampa humide) avec des pattes et un coup court, une petite tête et des ailes et la queue dépourvues de poils rigides.

Sa tête, son coup et son dos sont de couleur grise. Il possède un torse supérieur avec des plumes, à la différence du ñandú. Il est polygame. Le mâle couve et prend soin des œufs énormes.

Ils préparent leur nid sur le sol pour y placer les œufs de couleur crème. Lorsque les " charitos " naissent, ils suivent leur père pendant presque tout l'été. En hiver ils forment des groupes mixtes de mâles, femelles et jeunes.

LE RENARD GRIS

Le renard gris (Pseudalopex griseus) est un canidé d'Amérique du Sud réparti sur les steppes d'herbes et d'arbustes de la Patagonie extra-andine. Il possède de longues canines proéminentes, et des prémolaires et molaires formant une superficie tranchante appelée "lame bouchère" servant à couper leurs proies.

Malgré le fait qu'il soit carnivore, son régime comprend des fruits et insectes, surtout pendant les saisons de l'année pauvres en rongeurs et oiseaux.

Il ne pèse pas plus de 4 kilos et mesure 90 centimètres de longueur. Il possède une queue manifeste de couleur marron sur la partie ventrale et noire sur la totalité. Le museau est affiné et ses oreilles sont triangulaires et grandes.

Sa période de reproduction commence en août. Vous verrez le mâle accompagné de la femelle seulement en septembre et octobre. Après 58 jours de gestations, 3 à 5 petits naissent au début du mois de novembre. Ils suivent leur mère durant tout l'été jusqu'aux premiers mois d'automne.

Vous verrez facilement le renard gris dans les lieux proches des gardes faune, dans la péninsule Valdés. Ils se rapprochent pour se sentir protégés et recevoir des rations extra d'aliments.

AUTRES ESPÈCES
Les autres espèces vivant à Puerto Madryn et sur la péninsule Valdés sont : la " mara patagónica ", le " piche patagónico ", le " carancho ", le " cauquén común ", la "martineta copetona ", le cormoran au col noir, la mouettes, le héron blanc, l' "ostrero común ", le " chorlo ", le " chorlito " et le " téro ".

INFORMATION SAISONIÈRE DE FAUNE

Les périodes d'observation sont les suivantes :
Oiseaux en général : toute l'année
Baleines : de mai à décembre
Eléphants marins : toute l'année
Loups marins : toute l'année
Pingouins : d'octobre à mars
" Toninas overas " : d'avril à décembre
Dauphins sombres : de décembre à mars
Orques : de janvier à avril et d'octobre à décembre

Vous observerez la faune terrestre suivante pendant toute l'année :
" martinetas ", choiques, guanacos, lièvre mara et renard gris.

FAUNE Á USHUAIA TERRE DE FEU

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Zorro plateado (renard argenté)
Il possède une longue queue volumineuse, mesure plus d'un mètre (queue comprise) et pèse entre 8 et 13 kg. Sa fourrure possède une grande valeur commerciale. Très curieux, il est une proie facile pour l'homme. Cette espèce est actuellement protégée.

Conejo o liebre (lapin ou lièvre)
Introduit en Terre de Feu lors de l'arrivée des premiers européens, le lapin se développe rapidement. Il occupe des surfaces ouvertes avec bas pâturages, favorisant sa croissance démographique. Il vit dans des grottes inter-communiquées et possède des habitudes sociales. Il forme de petits groupes en époque de reproduction coïncidant avec l'époque de croissance des pâturages.

Rata Almizclera (rat)
Ce rongeur canadien introduit en Terre de Feu s'est adapté et répandu de façon surprenante. Son poil est court, doux et dense de couleur brun-sombre brillant. Sa queue est épaisse. Cette espèce est propre aux marais de végétation aquatique mais vit également sur les rives des lacs et fleuves et sur les côtes maritimes. Il creuse ses terriers en y ajoutant de la végétation poussant près des miroirs ou cours d'eau. Il se nourrit de végétaux, plantes aquatiques, écorces d'arbres et d'arbustes proches de l'eau.

Castor
Cette espèce canadienne est introduite en Terre de Feu en 1946, pour commercialiser sa fourrure. Ces mammifères semi-aquatiques sont connus pour la construction de leurs terriers complexes et digues. L'adulte pèse environ 16 kg.

Lobo Marino de un pelo (loup de mer)
Ces mammifères marins appartiennent à la famille des otaries. Il se déplace grâce à leurs membres antérieurs, à la différence de leurs proches, les éléphants de mer. Les jeunes mâles sont de couleur grise. Ils s'obscurcissent avec les années et leur crinière caractéristique se développe et devient plus abondante.
Leur poids peut atteindre 300 kg. Ils mesurent entre 2 et 3 mètres. Les femelles sont de couleur grise ou jaune pâle. Elles pèsent 160 kg et mesure 1 à 1.5 mètres.
Ils forment de grandes colonies en période d'accouplement et des colonies d'hiver en phase de repos sexuel (proches de leur destination estivale). L'étape de reproduction commence en décembre, avec l'arrivée des grands mâles (appelés " sultans " ) sur les plages. Les femelles apparaissent plus tard. Les harems sont formés à ce moment là.

Avifaune
En Terre de Feu nous distinguons 198 espèces d'oiseaux regroupées en 44 familles. Nous dénombrons 116 espèces de nidification (résidents migratoires), 31 espèces de visiteurs réguliers (en période estivale, hivernale ou annuelle), 43 espèces de visiteurs irréguliers (occasionnels), 7 espèces de distribution temporale indéterminée pour la région et 2 espèces éteintes. Le nombre d'espèces de l'avifaune représentative du lieu est déterminé par les 2 premiers groupes (résidentes migratoires et visiteurs réguliers) : 147 espèces au total.

Pingüino Barbijo (pingouin barbu)
Ces oiseaux marins ne volent pas. Ils possèdent un corps robuste, un plumage compact et imperméable, des ailes transformées en nageoires rigides, et des pattes palmées. Leur tête blanche est dotée d'une ligne noire traversant leur gorge, telle une petite barbe. Leur bec est noir et leurs pattes roses. Ils vont sur la terre pour un temps prolongé en période de reproduction et mue. Ils nidifient en colonies et pondent 1 à 2 œufs.

Petrel Plateado (pétrel argenté)
Pour son profil et sa façon de voler, il peut être confondu avec la mouette. Il plane en demi-cercles sur la mer ouverte. Son plumage pâle le différencie des autres pétrels : gris perlé sur le ventre. Il possède un bec rose avec un bout noir et tube nasal bleuté. En hiver, de nombreux groupes de pétrels argentés entre par le Canal de Beagle jusqu'à la Baie d'Ushuaia.

Cormoran Impérial
En été et automne il possède une tache blanche sur son dos, contrastant avec son torse noir bleuté. Sa gorge, ses joues et le reste ventral sont blancs. Son bec marron possède une tache jaune sur la base. Sa tête est brune et bleue autour des yeux. Ses pattes sont roses. Il construit son nid avec des algues, de la boue et des excréments en forme de tronc de cône.

Cauquen Cabeza Gris (oie à tête grise)
Les mâles et femelles de cette espèce d'oie d'Amérique du Sud possèdent un aspect similaire. La tête et le coup sont gris. Le buste et le dos sont de couleur châtain-rouge. Le reste du dos est gris, la queue noire et le ventre blanc. Le bec est noir et les pattes orangées. Ils se nourrissent de pâturage et algues.

Pato Vapor Común (canard vapeur commun)
Ce canard corpulent est incapable de voler. Il se déplace rapidement sur l'eau, en trépignant " comme une locomotive à vapeur " et conserve son équilibre avec des mouvements d'ailes. Plongeur par excellence, il se nourrit de crustacées et mollusques. Il possède une couleur gris-métallique et une zone ventrale blanche. Son bec est orange avec le bout noir, ses pattes sont jaunes. Le mâle se distingue clairement de la femelle. Le premier possède une tête pâle et une ligne post-oculaire blanche. La femelle possède une tête et un cou sombre, avec des joues bronzées. Ses ailes courtes n'atteignent pas la queue.

Aguilucho Cola Rojiza (aiglon à la queue rouge)
Son dos est de couleur brune très sombre et son ventre de couleur ocre tacheté de brun. Il possède une queue large et rougeâtre avec neuf bandes étroites noires terminant en une pointe blanche. Il chasse des lapins et petits rongeurs.

Halcón Peregrino (faucon)
Il vole très rapidement en ligne droite et chasse seulement des oiseaux. Son dos est gris sombre, son ventre ocre-blanc avec des peluches noires, sa queue noire. Il possède une couronne et une moustache noire, contrastant avec sa gorge blanche.

Gaviota Cocinera (mouette)
Cette mouette est blanche avec un dos noir. Elle possède des ailes noires sur le dos, avec un bord postérieur blanc. L'intérieur des ailes est blanc avec des pointes noires se prolongeant en bande grise jusqu'aux aisselles. Le bec est jaune avec un point rouge sur la mandibule inférieure. Les pattes sont jaunes.

Lechuzón de Campo (chouette des champs)
Oiseau diurne et solitaire. Elle chasse grâce au typique vol " flambé " en basse altitude, en battant légèrement des ailes. Son dos est brun, taché de noir et ocre. Son ventre est ocre, jaspé de marron. Elle possède de petits yeux jaunes, avec des orbiculaires et un bec noir, contrastant avec sa tête presque blanche.

FAUNE À SAN MARTIN DE LOS ANDES

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La faune est caractérisée par la présence de 165 espèces de vertébrés natifs : 102 oiseaux, 11 reptiles, 9 amphibiens, 33 mammifères et 10 poissons.

On attache une importance spéciale aux espèces suivantes du Parc National Lanín :

Poissons

Les salmonidés exotiques introduits dans le passé (objectif sportif) prédominent sur les poissons autochtones, tels que la truite créole, le " pejerrey patagónico " et le " puyén ".

Poissons autochtones
Pejerrey patagónico
Truite créole

Poissons exotiques
Truite argentée
Truite fontinalis
Truite brune

Mammifères
Le " pudú " se trouve dans les secteurs les plus denses de la forêt. Ce petit cerf aux bois réduits possède un corps adapté au déplacement dans ce milieu. Le Parc National protège le " pudú " et le " huillín " (loutre unique en Argentine et Chili), deux espèces en danger d'extinction.

Mammifères autochtones
Vous distinguerez des groupes de " pudús ", pumas, renards colorés et gris, singe des montagnes et de nombreuses espèces de rongeurs. Parmi ces derniers, nous mentionnerons le " tuco tuco " (Ctenomys maulinus) très présent au Chili et seulement dans le Parc National Lanín en Argentine. Le " degu " (Octodon bridgesi) vit une situation similaire en Argentine, il n'est trouvable que dans la zone de Curruhué.
Le " huillín ", espèce en danger d'extinction, a pratiquement disparu dans la zone.
Le " huemul ", également classifié comme animal en danger d'extinction vit une situation critique, il n'existe pas de registre récent sur sa présence. Néanmoins, son recensement n'a pas été effectué dans toutes les zones adaptées à son habitat. Nous ne connaissons pas exactement la situation du chat " huiña " (Felis gigna), espèce endémique des bois sub-antarctiques, classifiée comme vulnérable dans le pays.

CHAT HUIÑA (Felis gigna)
Ce chat possède un pelage long et dense, légèrement laineux, avec de nombreuses taches regroupées de forme compacte sur un fond bayo rougeâtre et pâle. Il existe des exemplaires très sombres ou noirs. Il est plus petit qu'un chat domestique et vit dans une portion limitée de la forêt en Patagonie.

PUDU (Pudu pudu)
Le " pudu " était mentionné dans le Livre Rouge des Espèces Menacées, mais en est actuellement exclus. Il vit en populations protégées dans le parc du Sud. Il est le plus petit représentant de tous cerfs. Il mesure entre 40 et 50 cm de hauteur et 90 cm de large. Son pelage est rougeâtre. Le mâle se différencie de la femelle par ses minuscules cornes sans ramification, qui se renouvellent tous les ans en hiver. Le bois andin est l'habitat naturel de cette espèce, en particulier la jungle valdiviana.

PUMA (Felis concolor)

Cette espèce féline, fortement répandue dans toute l'Argentine, comprend 7 sous-espèces. Le puma possède un pelage de couleur grise, une petite tête, un corps large et flexible, une queue longue et les oreilles arrondies. Le mâle adulte peut mesurer 1.5 mètres de longueur et peser 35 kg. Il vit dans de nombreux habitats passant de la jungle aux aires ouvertes. Son activité est principalement nocturne. Il est carnivore et se nourrit d'une grande variété de proies.

GUANACO (Lama guanicoe)
Ce beau camélidé est fortement répandu en Amérique Latine. Il vit généralement dans les fourrés épineux, steppes, déserts, zones côtières, montagnes et régions montagneuses. Il s'agit du plus haut mammifère de la faune terrestre argentine. Son pelage est long, épais, de couleur ocre, jaunâtre ou cannelle. Il possède de grands yeux et long cils, des lèvre mobiles et de grandes oreilles en pointe. Il peut mesurer 1.85 mètres de long et 1.10 mètres de haut. Il se nourrit d'une grande variété d'espèces végétales. L'Argentine héberge 96% de tous les guanacos qui existent au monde (500.000)

HUEMUL (Hippocamelus bisulcus)
Ce cerf robuste peut mesurer 1 mètre de haut. Il possède des pattes relativement courtes, lui donnant un aspect de " cerf nain ". Les mâles ont des bois bifurqués. Son pelage est épais et dense, de couleur café. Ce dernier s'éclaircit en hiver et devient gris-jaune. Ses oreilles et sa queue mesurent plus de 20 cm de longueur. Il habite sur des terrains escarpés et boisés. En été il monte vivre sur une altitude plus élevée. Cet animale est territorial, herbivore et solitaire. Il se réunit en famille en rares occasions.

MONITO DE MONTE (Dromiciops australis)
Les singes ne sont pas présents dans le bois australs. Le " monito de monte " est en réalité un marsupial, proche des belettes, kangourous et koalas. Les petits naissent dans un état précoce. Leur développement se prolonge en dehors du ventre maternel, dans une poche ou marsupium. Le corps de cette petite belette mesure 10 à 12 cm avec une queue de cette même taille. Son pelage est dense et doux. Il possède une tête avec un museau pointu et un denture aiguisée. Il vit dans des forêts humides, et dans les trous des vieux arbres en hiver. Il appartient à la famille des Microbioteridos (il est le seul représentant encore vivant).

Mammifères exotiques
Les mammifères exotiques très répandus sont le lièvre européen, le sanglier et le cerf coloré. Le lapin européen et le bison nord-américain ont été récemment introduits et sont en pleine expansion.

L'avifaune autochtone est représentée par de nombreuses espèces andines patagoniques. Parmi les espèces propres aux milieux aquatiques, nous mentionnerons le canard des torrents (Merganetta armata), animal considéré comme " rare " au niveau national. Le " carpintero patagonico " (Campephilus magellanicus), la colombe " araucana " (Columba araucana), le " churrín grande " (Eugralla paradoxa) et le condor (Vultur gryphus) sont d'autres populations présentent dans la zone.

Les reptiles sont représentés par de nombreuses espèces de lézards communs dans la région, tel que celui à tête verte (Liolaemus chilensis) et celui au ventre orange (Liolaemus pictus), répandus sur la quasi totalité de l'aire protégée. Dans la zone nord du Parc National vous trouverez le lézard " iridiscente " (Liolaemus tenuis), présent au Chili dans la zone de cordillère du centre-ouest de Neuquén.

La faune ichtyologique native est représentée par les truites créoles, le " pejerrey patagónico ", le " puyen " et " bagre aterciopelado ". Avant la création du parc national, les principaux cours d'eau ont été peuplés d'espèces exotiques de valeur sportive telles que la truite arc-en-ciel, la truite brune et la truite de ruisseau.
Vous trouverez des macro-invertébrés dans tous les bassins aquatiques, tels que les " pancoras " ou bouquets (grosses crevettes).

CERF COLORÉ (Cervus elaphus)
Cette espèce exotique d'origine européenne possède un odorat et une ouïe très fins. Pour cette raison il est difficile de le capturer. Il est la proie préférée des chasseurs, qui considèrent les bois des mâles comme trophée précieux. Il vit de préférence dans les zones boisées des hautes montagnes. Il possède un pelage rougeâtre et des bois très ramifiés, qu'il perd tous les ans mais repoussent toujours. En période de rut, la partie de la nuque des mâles a un aspect plus poilu et enflammé. Il s'accouple avec plusieurs femelles.

SANGLIER (Sus scrofa)
Le sanglier est un type de cochon sauvage, originaire d'Eurasie et introduit en Argentine. Son pelage est noir-gris et sa gueule allongée. Les mâles possèdent des canines recourbées saillantes. Il est difficile de le recenser en raison de sa grande aptitude à la survie, son taux de reproduction élevé et son alimentation omnivore.

Oiseaux

Deux oiseaux marcheurs sont caractéristiques de la faune des bois : le " chucao " et le " huet huet ". Vous les trouverez généralement dans les fourrés emmêlés de " caña colihue ". Vous pourrez plus facilement les écouter que les observer. Parmi les rapaces communs de la zone, nous mentionnerons le faucon pèlerin, l'aigle "mora " et l'aiglon commun.
Le canard des torrents est un représentant de l'avifaune aquatique. Il nage à contre courant dans les ruisseaux à fort débit, à la recherche de larves d'insectes, qu'il capture avec une grande adresse en retournant les pierres avec son bec. D'autres types de canards sont présents dans la zone : " zambullidor grande " et " pato de anteojos ". Sur les lacs vous apercevrez le " huala ", les canards " crestón " et " vapor volador " et la " gallareta ligas rojas ", parmi d'autres.

AIGLE MORA (Geranoaetus melanoleucus)
Il s'agit du plus grand oiseau rapace de la région. Les mâles atteignent une taille de 70 cm et les femelles de 90 cm. Vous le trouverez jusqu'à 3000 mètres d'altitude. Il est présent dans de nombreux milieux, tels que les prairies boisées, régions montagneuses et bords de montagnes. Il possède des ailes longues et larges et une queue courte. La tête et le dos sont de couleur grise, la zone ventrale, blanc crème. Il plane beaucoup, parfois de forme circulaire et se pose souvent sur les postes et fils de fer. Il se nourrit de mammifères, reptiles et oiseaux.

BANDURRIA COMUN (Theristicus caudatus)
La " bandurria " possède un dos gris, son coup et la tête sont de couleur cannelle. Elle mesure environ 60 cm. Son bec est courbe, long et fin, jaune sur la pointe et sombre sur la base. Elle vole de forme triangulaire. Vous la distinguerez également par son cri sonore. Elle forme des groupes nombreux et se réunit dans des lieux déterminés pour procréer. Tous les ans, la " bandurria " fait son nid au même endroit. Elle quitte les zones froides en hiver, à la recherche de région tièdes.

CARPINTERO NEGRO GIGANTE (Campephilus magellanicus)
Le plus grand " carpintero " en Amérique Latine habite les bois andins.
Le mâle possède une tête et huppe rouges et un corps noir. La femelle possède un tête et crête noires avec un tache rouge. Cet oiseau peut atteindre 44 cm de longueur et se nourrit d'insectes et larves, qu'il trouve dans l'écorce des plantes. Il construit son nid dans les trous des arbres. Il peut marcher dans toutes les directions grâce à la position de ses doigts et sa queue rigide, dont il se sert comme d'un " chasse neige ".

CARPINTERO PITIO (Colaptes pitius)
Ce " carpintero " est beaucoup plus petit que le précédent (29 cm) et possède des couleurs modestes, un couronne grise et un ventre blanc et noir. Cet oiseau généralement très confiant vit en groupes. Cette espèce typique du bois " araucano " se pose sur des branches.

CAUQUEN COMUN (Choloephaga picta)
Il migre à la province de Buenos Aires et La Pampa en automne.
Il nidifie dans des plaines, plateaux ou vallées. Il dispose son nid dans une petite dépression du sol entre les prés et arbustes, de préférence près d'un point d'eau.

Le mâle possède une tête, le coup et les parties inférieures de couleur blanche uniforme avec des lignes transversales noires. Il mesure 71 cm, alors que la femelle peut atteindre 65 cm. Il se nourrit d'herbe, en général dans les champs de pâturage destiné à l'élevage de bovins. Il est considéré comme fléau pour manger les cultures. Ses animaux se réunissent en grands groupes.

CONDOR ANDIN (Vultur gryphus)
Vous rencontrerez cet oiseau magnifique le long des montagnes du sud de l'Argentine. Il vit dans les parties hautes, et descend jusqu'au niveau de la mer à la recherche de nourriture. Il s'agit du plus grand oiseau volant du monde, car il peut atteindre une longueur de 1.20 mètres et 3 mètres d'envergure avec les ailes. Le mâle est plus grand que la femelle et possède une crête sur la tête. Ces oiseaux charognes localisent les animaux morts par la vue. Une fois que la proie est repérée, ils attendent souvent plusieurs heures avant de s'en approcher, en raison de la hiérarchie établie en fonction des âges.

GARZA BRUJA OU ZORRO DE AGUA (Nycticorax nycticorax)
Les hérons adultes possèdent un plumage gris cendré sur le dessus et blanc dessous, avec une couronne et un manteau dorsal, et les ailes de couleur noire. Pendant la saison des amours, les mâles se distinguent par leur nuque couverte de plumes blanches longues et fines. Cet oiseau généralement tranquille et silencieux se pose sur une branche, qui pend sur la superficie de l'eau ou sur les rives d'un fleuve ou d'une lagune, en attendant le passage d'un poisson ou d'une grenouille pour le capturer en lui sautant dessus. Lorsqu'il vole la nuit, ce héron solitaire émet un croassement ressemblant au cri du renard.

MARTIN PESCADOR GRANDE (Ceryle torquata)
Il mesure 43 cm et possède un plumage voyant : partie dorsale bleu-gris, plumes sens dessous-dessus tel une huppe, collier blanc, torse marron orangé, queue longue rayée de blanc. Son bec, aiguisé sur la pointe, mesure 13 cm. Vous le verrez posé discrètement sur une branche pour plonger et attraper un poisson qui passe sous lui.
Il se nourrit de poissons, batraciens et insectes aquatiques. Cet excellent plongeur émet un son fort, ressemblant au bruit de la crécelle.

ÑANDU PETISO OU CHOIQUE (Pterocnemia pennata)
Il vit généralement dans de petits milieux de steppes ou fourrés. Il mesure un peu plus de 1 mètre en largeur et 1.30 mètres de hauteur. Il possède un plumage gris-ocre, un torse clair, le ventre blanc, un bec court et des petites taches blanches typiques ressemblant à des grains de beauté sur les pointes des plumes. Vous reconnaîtrez cette espèce à un signe bien particulier : les plumes de la cuisse descendent en forme de V devant le tarse jusqu'en dessous du genou. Il se nourrit principalement de fruits, graines et graminées mais peut également capturer de petits insectes. Pendant la saison des amours les mâles défendent leur territoire et se battent entre eux. Les femelles disposent de nombreux œufs dans une dépression du sol, qu'elles couvrent d'herbe sèche. Le mâle se charge de l'incubation.

Batraciens et reptiles

SAPITO VAQUERO (Rhinoderma darwinii)
Ce petit crapaud est l'amphibien à l'aspect et aux habitudes les plus particulières de la zone. Il ne mesure pas plus de 3 cm. Sa tête de forme triangulaire se termine en appendice épidermique pointu tel un nez. La couleur varie d'un individu à l'autre, de vert à orangé. Après la fertilisation, le crapaud prend les embryons réalisant leur premiers mouvements en bouche, sans les avaler, pour les placer dans des poches buccales spécialement conçues pour protéger les têtards en développement. Des petits crapauds parfaitement formés sortent au bout de 3 semaines. Il est également appelé " sapo partero ".

PETIT LÉZARD DE TÊTE VERTE (Liolaemus chilensis)
La classe zoologique des reptiles est représentée par 11 espèces de lézard et une de couleuvre. Les espèces de lézards occupent généralement des milieux arides, à la différence de presque tous les amphibiens. Il peut atteindre 23 cm de longueur avec sa queue. Il se cache très rapidement. Lors de sa capture, il émet un cri très aigu, duquel provient son nom chilien " lézard pleureur ".

FAUNE DANS L'ANTARCTIQUE ARGENTINE

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Les membres de la faune antarctique se trouvent dans les zones littorales, ou dans les mers qui entourent le continent et les îles. Dans le grand territoire blanc, on ne trouve ni reptiles ni amphibiens, et pas non plus de mammifères habitués à vivre sur la terre ferme.

L'unique carnivore terrestre, le renard-loup des Malouines, fut exterminé pendant l'année 1876 car il était considéré comme un ennemi pour le bétail ovin. Sur les oiseaux et mammifères qui pullulent sur le littoral, on trouve des parasites acariens, des insectes, des crustacés d'eau douce et tardigrades, qui ont une vie de parasite.

Mammifères
Les mammifères qui fréquentent le continent Antarctique sont représentés par le groupe des phoques et par celui des cétacés.

Phoques
Les véritables phoques sont de taille raisonnable et ont les membres postérieurs à l'intérieur du corps, sauf les tarses. Ils n'ont pas d'oreilles et se déplacent dans l'eau.
Ils ne sortent de la mer que pour faire des siestes et pour mettre au monde leurs petits.

Parmi les véritables phoques on trouve :

Le Phoque de Weddell (Leptonychotes weddelli), au pelage gris foncé avec des tâches jaunâtres. Il mesure plus de trois mètres et peut peser entre 300 et 400 kilogrammes. On le trouve dans les environs du continent et sur la Péninsule Antarctique.

Le mâle s'accouple avec plusieurs femelles, qui donnent naissance et allaitent leurs petits sur le pack de glace. L'allaitement dure entre six et sept semaines, et les petits prennent en moyenne deux kilos par jours.

Ces phoques ne font pas de grandes migrations et hibernent au même endroit qu'ils se reproduisent. Ils respirent grâce aux ouvertures dans la glace, ouvertures qui surgissent de fissures qui se formes avec les changements de marée, par le mouvement des icebergs attrapés dans la glace, ou grâce aux trous que les phoques eux-mêmes perforent avec leurs canines et incisives.

Les individus qui, à cause de problèmes dentaires, ne peuvent ouvrir la glace, courent le risque de mourir très vite. Le Léopard Marin et l'Orque peuvent attaquer la glace, bien qu'au printemps ils se retrouvent plus souvent dans la glace que leurs prédateurs.

Ils s'alimentent de calamars et de poissons. Pour les attraper, ils vont jusqu'à 600 mètres de profondeur et peuvent rester immergés dans l'eau jusqu'à 73 minutes.

Le Phoque Crabier (Lobodon carcinophagus), de pelage blanc jaunâtre, fait trois mètres de long et pèse entre 200 et 250 kilogrammes. Il s'agit de l'espèce de phoque la plus abondante et se trouve autours du continent antarctique. Sa biomasse représente environ 79% des phoques dans le monde, c'est-à-dire une moyenne de 30 millions d'individus.

Les adultes sont assez solitaires, et les jeunes se concentrent souvent dans des populations nombreuses. Ils forment des couples sur la glace, à au moins un ou deux kilomètres l'un de l'autre. Entre les mois de septembre et octobre, les femelles mettent au monde leurs petits, qui pèsent environ 20 kilogrammes. Après quatre semaines d'allaitement, le petit peut aller jusqu'à multiplier son poids par cinq. Pendant cette période la femelle ne mange pas et perd presque la moitié de son poids.

Quand les petits sont prêts pour le sevrage, la femelle est à nouveau en chaleur. On ne sait pas exactement si ils s'accouplent dans la mer ou sur la glace. Cependant, compte tenu qu'ils se répartissent sur différentes zones avec des léopards et les orques (leurs prédateurs), on pense qu'ils s'accouplent sur la glace.

Ils mangent au crépuscule et pendant la nuit. Pour cela, ils peuvent plonger jusqu'à 50 voire 80 mètres de profondeur, bien que des immersions allant jusqu'à 400 mètres ont été enregistrées.

Leur dentition spéciale leur permet de capter des aliments par filtration, et ils peuvent ingurgiter entre 15 et 20 kilogrammes par jour. Dans le secteur Atlantique de l'Océan Austral, le krill peut représenter jusqu'à 94% de leur alimentation, complétée par des poissons et des calamars.

Le Phoque de Ross (Ommatophoca rosii), au pelage gris foncé avec des parties plus claires sur le poitrail et le cou. Il mesure deux mètres de long. Il est très rare.

Le Phoque Léopard ou Léopard de Mer (Hydrurga leptonyx), au pelage gris foncé avec des taches argentées et jaunâtres. Le mâle mesure plus de quatre mètres, et la femelle un peu moins. Concernant leur alimentation, la moitié est constituée de krill. Ils se nourrissent également des poissons et de poulpes.

Il s'agit de l'espèce de phoque antarctique la plus répandue. Ils se répartissent autours du continent antarctique et leur habitat hivernal se trouve sur le bord du pack de glace. Certains individus se déplacent vers le nord. On a notamment enregistré leur présence autours des îles subantarctiques et près de Terre de Feu.

Les naissances ont lieu entre les mois de novembre et décembre. Les femelles accouchent sur des petits plateaux et dans des zones de la péninsule. Les femelles enceintes sont celles qui s'enferment le plus dans le pack, afin d'éviter les conditions instables de la glaces pour les petits qui viennent de naître.

Il est probable que l'allaitement ne dure pas plus d'un mois. L'accouplement se fait sous l'eau, après le sevrage des petits.

Autres phoques
En plus des "véritables phoques", on peut ajouter les Phoques Fourreurs ou Loups à deux poils, qui, en réalité, ne sont pas de vrais phoques et n'ont pas d'oreilles. Ils organisent de denses colonies de reproduction sur les îles Géorgies, Sandwich, Orcades et Shetland du Sud. Ils se trouvent aussi vers le sud et l'ouest de la péninsule.

Sur les îles Géorgies, les mâles atteignent la maturité sexuelle quand ils ont environ dix ans et pèsent 130 kilogrammes ; les femelles, de leur côté, sont en condition de procréer à cinq ans, quand elles approchent les 40 kilogrammes.

Chaque année, fin octobre, les mâles commencent à établir et défendre leur territoire. Les premiers à arriver s'établissent près de la côte, alors que les retardataires doivent aller un peu plus à l'intérieur des terres.

L'agressivité des mâles augmente au fur et à mesure que le temps passe et que la densité de la colonie augmente. Chaque mâle défend un territoire d'environ 20 mètres carrés, sur lequel se trouvent environ dix femelles, qui commencent à arriver deux à trois semaines après les mâles.

Dans un lapse de temps de cinq semaines, les mâles s'accouplent avec les femelles, et retournent dans la mer pour reprendre des forces. Pendant ce temps, les femelles mettent au monde leurs petits et une semaine après elles copulent à nouveau. Elles allaitent leurs petits entre deux et cinq jours puis elles s'immergent dans l'eau entre trois et cinq jours pour chercher des aliments. Les petits pèsent environ six kilogrammes à la naissance, et au bout de 110 jours d'allaitement ils atteignent les 16 kilos.

Ce système d'alimentation intercalée provoque une croissance lente des petits. Sur les îles Géorgies, par exemple, les petits nés fin novembre sont sevrés au début du mois de mars. Le krill est l'aliment principal de la femelle, elles mangent également des poissons et calamars, surtout en dehors de la période de reproduction.

Ainsi, la profondeur à laquelle ils plongent dépend de la migration du krill. A mesure qu'avance la nuit, le krill migre vers les couches supérieures, les phoques plongent alors moins profond et augmentent la fréquence des leurs sorties.

Quand la femelle revient de sa recherche de nourriture, elle émet des sons gutturaux pour attirer ses petits. Mais ça n'est pas facile pour les petits de la colonie. Beaucoup ne retrouvent pas leur mère, et quand ils tentent de téter une autre femelle, ils sont violemment attaqués par d'autres petits, et peuvent même être écrasés accidentellement par les mâles adultes.

Au début du mois de mai, les dernières femelles et leurs petits abandonnent les plages et se dispersent.

On trouve aussi l'éléphant de mer (Mirounga leonina). L'une de ses caractéristiques principales est sont dimorphisme sexuel. Il est également polygame. Le mâle atteint environ sept mètres et la femelle ne dépasse pas les trois mètres. Sa peau est épaisse et de couleur brune. Le Mâle gonfle le museau à volonté, comme s'il élevait une petite trompe, d'où son nom.

Cétacés
Il s'agit de mammifères à la respiration pulmonaire qui sont complètement adaptés au milieu marin. Ils ne peuvent pas vivre en dehors de l'eau parce que leur poids opprime leur thorax et les empêche de respirer. Au cours de leur adaptation ils ont perdu leurs membres postérieurs; cependant, ils ont conservé leurs membres antérieurs, qu'ils utilisent comme des nageoires.

Dans le processus ils ont également perdu leur pelage, qui s'est réduit à quelques crins éparpillés sur le visage. En dessous de la peau, il possède une couche de graisse d'au moins 15 centimètres, qui fonctionnement comme un élément d'isolement et de réserve nutritive et énergétique pour la période d'accouplement et de croissance des petits.
Cette dernière phase a lieu dans les mers tièdes où les aliments sont rares.

Les cétacés peuvent rester au moins 30 minutes sans respirer. Quand ils émergent, leur énorme tête exhale l'air chauffé par les deux orifices nasaux qui sont situés à l'arrière. Cet air chaud, chargé de vapeur d'eau, est celui que l'on voit de loin et qui constitue la colonne qui est communément appelée "jet d'eau".

Certaines espèces sont en gestation pendant 16 mois. Le petit, à la naissance, peut mesurer un tiers de la taille des parents.

Ils sont classés de la façon suivante :

Baleines sans dents ou barbadas (Misticetos)
Bien sûr, ces cétacés n'ont pas de dents. Ils possèdent des formations triangulaires, implantées dans le palais, dont les bords servent de filtre pour obtenir le krill, aliment exclusif qu'ils ingèrent en quantités importantes. Des espèces contenant jusqu'à trois tonnes de krill dans l'estomac ont déjà été chassées. Avant l'arrivée de l'hiver, elles migrent vers les eaux tièdes et protégées où elles mettent bas et s'accouplent.

La baleine Minke est l'espèce la plus abondante dans les eaux australes. Elle mesure neuf mètres de long et c'est le plus petit des mysticètes d'antarctique. La mâle copule la femelle peu après la naissance. La femelle peut avoir un petit par an, à la différence des autres baleines qui ont un petit tous les deux ans. Elles s'enferment dans le pack, voire plus loin, et c'est parfois la seule baleine qui passe l'hiver dans les eaux de l'Antarctique.

La baleine bleue, pouvant mesurer jusqu'à 30 mètres de long et peser plus de 100 tonnes, est l'être vivant le plus grand qui ait existé sur la planète. Elles consomment de grands volumes de krill et d'eau, eau qu'elles libèrent par les barbillons à l'aide de la pression de la grande langue. Elles peuvent manger jusqu'à trois ou quatre pour cent de leur poids chaque jour, ce qui équivaut à trois ou quatre tonnes de krill.

Les petits de la Baleines Bleue mesurent entre six et huit mètres à la naissance, et pèsent près de trois tonnes. Après un allaitement d'environ sept mois ils atteignent les 16 mètres de long et pèsent jusqu'à 23 tonnes, et augmentent au mois de 80 kilogrammes par jour. Pour que cela soit possible, la femelle produit 130 kilogrammes de lait par jour, ce qui lui fait perdre un peu moins de la moitié de son poids pendant cette période.

Ce spécimen montre des différences dans le parcours migratoire selon le sexe et l'âge des individus.
Au printemps, les femelles enceintes sont les premières à se déplacer vers les eaux antarctiques.
Puis suivent les mâles murs, et ensuite les jeunes des deux sexes, pour terminer par les femelles qui ont accouché avec leurs petits.

La baleine Fin est le second cétacé le plus lourd. Sa taille maximum est de 26 mètres et son poids oscille entre 80 et 90 tonnes. Après onze mois de gestation, les petits, qui mesurent un peu plus de six mètres, naissent dans les zones d'hiver. Ils prendront environ 50 kilogrammes par jours jusqu'au sevrage. La baleine Fin, comme celle de Jorabada, préfère les eaux autours de la Péninsule Antarctique.

La Baleine Jorobada est l'espèce la plus côtière. Elle peut mesurer jusqu'à 15 mètres de long et peser entre 60 et 70 tonnes. Ses grandes nageoires dorsales permettent de la distinguer des autres. Depuis leurs zones de reproduction, dans les latitudes subtropicales, elles migrent vers le sud, des deux côtés de l'Amérique du Sud, pour arriver jusqu'aux eaux qui entourent la Péninsule Antarctique. La mer de Bellingshausen est une de leurs principales zones d'alimentation.

La Baleine Jorobada mange presque exclusivement du krill. Elle ingurgite environ deux tonnes au cours de quatre repas journaliers. Dans l'Hémisphère Nord, en revanche, sa nourriture se compose surtout de poissons. Elle préfère les eaux côtières, autant pour ses zones d'alimentation que pour ses routes migratoires.

La baleine Franca Australe a les barbillons très fins et élaborés, qui lui permettent de filtrer les organismes plus petits que le krill, en particulier les copépodes. C'est une caractéristique que possède également la baleine Sei, surtout pendant la période juvénile.

La baleine de aleta et la Pigmea sont d'autres espèces de cétacés sans dents ou Mysticètes.

Baleines à dents (Odontocètes)
Cette dernière est une espèce qui se nourrit de pingouins, de phoques et d'autres baleines. Elles sont plus rares que les baleines à fanons. Bien que la couche de graisse que possèdent les cétacés les protège du froid, maintenir le métabolisme dans les eaux antarctiques implique une forte dépense d'énergie. Dans son alimentation, le krill n'a pas la même importance que pour ses pairs non dentés. Dans son cas, sa survie implique d'autres types d'aliments.

Parmi les odontocètes il y a :

Le Dauphin au Front Plat, qui est le seul dont l'alimentation est représentée pour plus de la moitié par le krill, surtout quand il fréquente les eaux antarctiques. Il peut mesurer jusqu'à huit mètres de long. Tout comme la majorité de ceux de son groupe, il est particulièrement sociable, et vit et mange en groupes bien définis.

Le Cachalot mâle mesure entre 15 et 16 mètres, bien qu'il en existe qui atteignent les 18 mètres. Les femelles quant à elles atteignent les 12 mètres de long. Leur mandibule inférieure a des dents, bien qu'elles ne remplissent pas de fonction dans leur processus alimentaire. Apparemment, ils les utilisent quand les mâles se battent avec les femelles.

Chaque mâle s'accouple avec plusieurs femelles et la gestation dure pendant 14 mois et demi.

Puis suivent deux années d'allaitement, et plusieurs mois de récupération jusqu'à l'ovulation suivante. Par conséquent, la femelle mûre arrive à avoir un petit tous les quatre ou cinq ans.

Seuls les mâles migrent vers les eaux antarctiques, où ils se nourrissent. Ils mangent des calamars à une profondeur allant jusqu'à 1 000 mètres, où l'émission de lumière des organes bioluminescents de ses proies les aide à les détecter. Certains spécialistes suggèrent que les ondes sonores intenses qu'ils génèrent pourraient immobiliser ou affaiblir les calamars et les poissons.

Les Orques parcourent toutes les mers su monde, depuis l'Arctique jusqu'à l'Antarctique. Elles sont fréquentes dans les eaux antarctiques, et la majorité se déplace vers le nord à l'arrivée de l'hiver. Les experts ont réussi à identifier deux types d'orques qui possèdent des comportements et des régimes alimentaires différents.

Chaque groupe comporte au moins une femelle et sa descendance directe. Les mâles, généralement, quittent leur mère avec le temps et voyagent seuls ou avec d'autres groupes côtiers. Ils se déplacent en silence et font souvent des vocalises, avec un répertoire peu diversifié, quand ils attrapent une proie.

Il existe des groupes réduits qui nagent près des côtes et se nourrissent de mammifères marins. D'autres, plus nombreux, ne mangent que des poissons.

Dans l'Antarctique, cette caractéristique se répète. De nombreux groupes nagent près du bord du champ de glace, et les poissons constituent leur régime alimentaire ; alors que d'autres groupes de plus petite taille sont plus côtiers et chassent les phoques, les loups à deux poils et les pingouins.

Oiseaux
Les oiseaux antarctiques ont les pattes palmées, à part le pigeon antarctique, et migrent vers le nord au début de l'automne.

Des 17 espèces qui peuplent l'Hémisphère, seuls quatre nidifient en Antarctique et de ces quatre seuls deux sont de distribution panantarctique.

Parmi les oiseaux terrestres, de nombreuses sous-espèces sont uniquement visibles sur les îles Malouines, comme le macacito, le cuaco, le héron sorcier, le canard vapeur ou quetro des Malouines, le cauquen des mers, la chouette des champs, la remolinera noire, la litorne de Patagonie et australe. On trouve aussi de nombreuses espèces endémiques d'insectes, d'opilions et de mollusques terrestres.

L'albatros, ainsi que plusieurs espèces, fréquente l'Antarctique et se fait remarquer par son envergure (jusqu'à 3,40 mètres) et son vol majestueux.

Le groupe des pétrels est caractérisé par un ou deux tubes nasaux sur le bec. On trouve parmi eux le pétrel géant, le damero del cabo, le pétrel gris, le pétrel antarctique, le pétrel de Wilson et le pétrel des neiges, totalement blanc. Les autres membres de l'avifaune sont le cormoran aux yeux bleus, la mouette, le skua ou mouette brune et la petite mouette, qui migre de pôle à pôle, et le pigeon antarctique.

Mais des oiseaux antarctiques, le groupe des pingouins est celui qui attire le plus l'attention, pour sa complète adaptation au milieu aquatique et sa démarche droite. Ce sont également des oiseaux très sociables qui vivent en communautés qui dépassent parfois les 150 000 individus.

Oiseaux de la Péninsule Antarctique et des Iles subantarctiques.

Au sud du dénommé Croisement Antarctique, cette bande marine autours du Continent Blanc, où se produisent de brusques changements de températures et de salinité de l'eau, il existe un groupe d'au moins 39 espèces d'oiseaux qui nidifient.

Il s'agit de sept espèces de pingouins, six d'albatros, 18 de pétrels, deux skuas, le Cormoran Antarctique, la Mouette Cuisinière, la Petite Mouette Antarctique, le Pigeon Antarctique et, uniquement sur les îles Géorgies du Sud, le Canard Maicero des Géorgies et le Cachirla Antarctique.

Bien que la diversité soit faible, le nombre d'individus de certaines de ces espèces est très important. Elles supportent des conditions climatiques rigoureuses et imprévisibles, et n'ont que de brefs moments pour leurs cycles reproductifs.

Des retards par rapport aux dates d'arrivée, à la ponte de leurs œufs, et au départ à la fin de chaque saison peuvent faire la différence entre la vie et la mort pour des milliers d'individus.

Presque toutes les espèces nidifient dans les quelques zones côtières qui ne sont pas recouvertes de glace, zones pour lesquelles la compétition peut naître. Sur l'île du 25 Mai des Shetland du Sud, par exemple, seulement 5% des côtes sont épargnées par les glaces.

Anticipant l'arrivée de l'hiver, les oiseaux migrent de nouveau vers de plus basses latitudes, mais pas tous : Le Pingouin Empereur reste sur le pack de glace, couvant son unique petit, et le Pingouin Adelia se déplace vers le bord du pack, où il trouve sa source d'alimentation.

Les pingouins
Les pingouins sont le groupe d'oiseaux qui s'adapte le mieux au milieu aquatique. Leur corps est hydrodynamique, leurs ailes se transforment en puissantes nageoires propulsives, leurs pattes sont palmées et ils possèdent une extraordinaire capacité pour la nage et la plongée.

Ils possèdent une épaisse couche de graisse et des plumes imperméables. Une preuve de leur adaptation est leur aptitude à nager. Le pingouin Empereur, par exemple, atteint les 265 mètres de profondeur et peut rester jusqu'à 18 minutes sous l'eau.

Le pingouin Empereur mesure entre 100 et 110 centimètres de haut. Son bec est long et arqué, et de chaque côté du cou il possède une tache de couleur or orangé qui se dégrade jusqu'en bas. Son poids oscille entre 25 et 30 kilogrammes. Ils se reproduisent dans le Cercle Polaire Antarctique. Ils ne construisent pas de nid et couvent pendant la nuit polaire.

De leur côté, le pingouin Adelia, à la tête et au bec noirs, avec un liseré blanc bordant ses yeux, et le pingouin Papua, au bec et aux pattes rouge orangés, avec deux taches blanches sur la tête comme une capuche, peuvent tenir jusqu'à sept minutes en apnée, bien qu'en générale ils pratiquent des immersions brèves.

Sur la terre, les pingouins sont maladroits et sympathiques aux yeux des voyageurs. Ils réalisent même des pirouettes en utilisant la neige et la glace pour glisser habilement comme sur un toboggan.

Une fois terminée la période de reproduction et l'étape suivante de l'alimentation dans la mer, le plumage du pingouin perd son imperméabilité et son isolement, ce qui l'oblige à rester sur terre pour qu'il se renouvelle. Cette situation implique naturellement une baisse notable des réserves.

Le Pingouin Empereur perd jusqu'à 45% de son poids après 34 jours de mue. A partir de la fin du mois d'octobre, les Adelias arrivent à la colonie et construisent ou reconditionnent leurs nids.

Après l'accouplement, pendant la première quinzaine de novembre, les femelles pondent deux œufs. Pendant presque 33 jours, le mâle et la femelle couvent successivement. Après l'éclosion, tous deux partagent la recherche de la nourriture et les petits sont alimentés par régurgitation.

Dans les multiples colonies, leurs voix et signaux visuels variés leurs permettent d'identifier leur compagnon et leurs petits.

A partir de la fin du mois de décembre et pendant le mois de janvier, les jeunes non reproducteurs arrivent. Ils aident à prendre soin des petits, pendant que les parents cherchent des aliments dans la mer. En février, les petits abandonnent les colonies, alors que les adultes reproducteurs et les jeunes muent. En mars, ils partiront vers le bord du champ de glace, où ils s'alimentent en hiver.

Le Pingouin de Barbijo (à Barbiche), appelés ainsi à cause de la rangée de plumes noires qui, passant par la gorge, unit chaque côté de la calotte crânienne, a un cycle similaire, commençant son étape reproductive environ une ou deux semaines après l'Adelia. Il préfère les côtes plus escarpées, et souvent, il s'installe très près des colonies d'Adelia ou de Papua.

Le krill représente la base du régime alimentaire de ces pingouins, bien que cela soit plus variable pour le Papua selon les zones.

Dans la Péninsule Antarctique et sur les îles proches, la population reproductive des pingouins Adelia atteint presque le million de couples, distribués en 24 colonies. Les populations de Barbijo, selon des données récentes, sont composées de presque 594 000 couples dans 103 colonies ; et du Papua on a enregistré 24 016 couples dans 42 colonies.

Le Pingouin Roi, de taille comparable à celle de l'Empereur et du Macarroni, et le Penacho, de taille moyenne, sont d'autres espèces communes hors du Secteur Antarctique, bien que dans leurs migrations ils apparaissent dans la péninsule Antarctique et sur les îles proches.

Les Pétrels
La majeure partie des espèces de pétrels de la zone fait son nid sur les côtes de l'ouest de la péninsule, et sur les archipels voisins.

Le Pétrel des Neiges et le Pétrel Damier, tous deux avec des becs et des griffes puissants, lavent la neige des zones exposées où ils nidifient. Ils comment leur reproduction au début de l'été austral, et synchronisent la ponte des œufs avec l'accroissement du zooplancton, aliment pour les petits. Avant l'arrivée du froid hivernal, ils auront le temps de muer complètement près de la zone de reproduction.

Les Pétrels antarctiques plus petits et plus fragiles, comme le Pétrel de Wilson, nidifient dans des trous entre les pierres, de préférence dans les falaises, bien à l'abri des skuas.

Ils dépendent de la fonte de la neige qui bloque l'entrée aux nids, ce qui peut engendrer un retard dans la reproduction, et donc le risque de retarder leur courte saison.

Après le changement de plumage, entre fin avril et fin mai, ils sont en conditions pour commencer leurs premiers vols. En peu de temps, ils migrent vers le nord par tous les océans, en particulier l'Atlantique. Ils traversent la ligne de l'Equateur, et des individus ont été enregistrés jusqu'à 50° de latitude Nord.

De leur côté, les Pétrels Gigantesques forment des colonies sur de petites collines, ou au bord des falaises, et couvent leurs œufs pendant presque deux mois. Les parents qui ont plus d'expérience font leurs nids au centre de la colonie, où ils sont mieux protégés contre les prédateurs et les inclémences du temps. Après une période de 100 à 135 jours de vie, les petits changent de plumage, et s'apprêtent à commencer leurs vols.

En général, les pétrels élaborent dans leur estomac des huiles riches en lipides. C'est ainsi qu'ils peuvent transporter de l'énergie concentrée depuis de lointaines zones d'alimentation jusqu'aux nids. De plus, les huiles sont une bonne défense, pouvant être éjectées sur des prédateurs, comme les skuas.

Le Pétrel des Neiges, le Pétrel Damier, le Pétrel de Wilson et le Fulmar Austral ont besoin de krill et d'autres sources de zooplancton pour leur alimentation.

Le Cormoran Impérial
Des colonies reproductives de plusieurs centaines de couples de cormorans impériaux s'installent sur les zones côtières des diverses îles Subantarctiques. Elles ne s'en éloignent pas beaucoup, et à chaque saison, une grande partie des individus maintiennent le même nid et le même compagnon.

Avec l'élaboration du nid commence la courtise sexuelle, que continue après la ponte des œufs, et même après la naissance des petits.

Les premiers œufs sont pondus entre les derniers jours d'octobre et les premiers de novembre. Pendant les deux premières semaines, les petits requièrent l'attention de leurs parents jusqu'à pouvoir réguler seuls leur température. Puis suit une rapide croissance jusqu'en mars, lorsque change le plumage.

Le Cormoran Impérial capture des poissons dans les eaux peu profondes (notamment les Notothenia). De plus, il ingurgite plusieurs vers marins (poliquetos), mollusques et crustacés.

Dans l'Antarctique, les poissons côtiers se trouvent jusqu'à des profondeurs d'un peu plus de 100 mètres. Les cormorans arrivent à cette profondeur lors de leurs plongées.

La Mouette Cuisinière
C'est l'unique espèce de sa famille qui se reproduit dans la Péninsule Antarctique et sur les Iles Subantarctiques. Ce sont des oiseaux grégaires qui se reproduisent, mangent et migrent en groupes.

Ils établissent leurs territoires et sont très fidèles. Beaucoup forment des colonies de nidification au même endroit pendant plusieurs saisons. La femelle pond entre deux et trois œufs, et la mère comme le père participent à l'incubation.

La Mouette Cuisinière a un régime alimentaire très ample. Avec la marée basse, les patelles sont sa source d'alimentation principale. Elles peuvent chasser depuis les airs des organismes comme les bivalves, pour qu'ils se rompent pendant l'impact contre les surfaces dures. D'autres pratiquent la piraterie, même entre des individus de la même espèce.

La Petite Mouette Antarctique
C'est un oiseau résidant non migrateur, et à part quelques espèces de pétrels, c'est l'oiseau antarctique volant qui dépend le plus du krill dans son régime alimentaire, bien que celui-ci inclut également des poissons. Il construit son nid dans des zones exposées, avec le risque que ses œufs et petits soient mis à sac.

Le Pigeon Antarctique
Il installe ses nids entre les rochers, très souvent près des colonies de pingouins et cormorans, de l'éléphant de mer ou du loup à deux poils. Vers la mi-décembre, il pond deux ou trois oeufs qui incubent pendant près de trente jours. De ceux-ci seul un petit survit, et on sait qu'ils peuvent devenir cannibales, une spécificité que possèdent également les skuas.

C'est un oiseau opportuniste avec un régime alimentaire vaste. Il mange des œufs et les petits d'oiseaux comme les pingouins et les cormorans, et des mollusques comme les patelles ou des crustacés. A la fin de l'été, beaucoup d'adultes et la majorité des adolescents volent vers le nord, vers les Malouines et les côtes de Patagonie.

Les Skuas
Ils sont les prédateurs antarctiques par excellence. Deux espèces nidifient dans la Péninsule Antarctique et dans les Iles Subantarctiques. Chaque couple reproductif protège un territoire autours de son nid, et certains skuas défendent également les territoires d'alimentation, comme par exemple une certain nombre de nids de pingouins.

Ils sont très agressifs avec les intrus qui entrent dans leur territoire, en particulier peu de temps avant de pondre les œufs. Les petits requièrent des aliments de leurs parents jusqu'à la fin du changement de plumage, qui a lieu entre mars et avril.

Le Grand Skua pille plus les petits et les œufs des pingouins, et le Skua Antarctique, en revanche, base son régime alimentaire sur des poissons ; mais l'un comme l'autre incluent les deux composantes, et peuvent également manger des œufs et des petits de leur propre espèce.

L'albatros
Plusieurs espèces d'albatros fréquentent l'Antarctique. Ils impressionnent par leur envergure (jusqu'à 3,40 mètres) et par leur vol majestueux.

Les Poissons antarctiques
90% des espèces de poissons antarctiques sont spécifiques à la région ou endémiques, en ils s'adaptent souvent aux conditions extrêmes du Continent Blanc. Il existe environ 300 espèces de poissons qui habitent ces eaux, à peine 1,5% des espèces dans le monde.

Parmi les poissons cartilagineux (Condricticos), la diversification fut limitée par la grande quantité d'énergie utilisée dans ces eaux froides et par le manque de proies de bonne taille. On compte huit espèces de raies (certaines arrivent jusqu'à la Mer de Wedell), et trois espèces de requins, qui sont répartis dans la zone australe jusqu'aux Iles Géorgies du Sud et les Iles Kerguelen.

Parmi les poissons osseux, près de 75% fréquentent le fond des mers, qu'il s'agisse des espèces côtières ou des espèces des eaux profondes. Les nototenioideos (sous-ordre Nototenioidei) sont le groupe de poissons dominant et sont représentés par six familles.

La vie dans le fond est plus stable, bien que beaucoup d'organismes des eaux antarctiques, comme les éponges, les vers marins (poliquetos), les étoiles de mer, les ophiures et les algues, ne soient pas de très bons morceaux pour les poissons.

En effet, en plus d'être peu nutritifs, ils ont une bonne défense mécanique, certaines éponges, étoiles et algues possèdent des substances toxiques. D'autres prises fréquentes, comme les amphipodes et les bigorneaux, sont de petite taille.

Les cycles annuels des, poissons sont relatifs à la disponibilité de nourriture. Concernant ceux qui se trouvent dans la zone de glace temporaire et autours des îles, la reproduction a lieu le plus souvent en automne et en hiver. Ainsi, entre la printemps et le début de l'été, quand la concentration de zooplancton des les eaux est forte, les éclosions ont lieu, et les larves trouvent assez de nourriture.

La continent antarctique est limité pour cette étape de la vie : les glaces empêchent la formation d'estuaires. Dans les zones tropicales, ces environnements sont des zones importantes pour la croissance des poissons, compte tenu qu'ils offrent une forte abondance et diversité d'invertébrés à manger, et un bon refuge contre les prédateurs.

Parmi les nototenoideos, la famille Nototheniidae est la plus diversifiée et abondante. A l'intérieur dominent les poissons au corps assez allongé, à grande tête et aux larges yeux.

Leur régime alimentaire varie selon l'étape de la vie et le passage des saisons. Par exemple, le krill est plus disponible en été, quand il s'approche des eaux côtières.

Notothenia coriiceps
Il s'agit du poisson côtier dominant dans les eaux de l'ouest de la Péninsule Antarctique et sur les îles subantarctiques.

Le Merlu Noir (Dissostichus eleginoides)
C'est le poisson le plus grand de la zone. Il peut mesurer jusqu'à deux mètres de long et peut vivre plus de 50 ans. Il se trouve dans les eaux subantarctiques, entre 70 et 1 500 mètres de profondeur. Il est très apprécié pour sa viande exquise, de grande valeur sur le marché.

Les adultes vivent dans le fond. Ils sont fortement décimés par les navires de pêcheurs du monde entier, souvent illégaux.

Le Bocasson Terne (Trematomus newnesi)
Il habite jusqu'à 160 mètres de profondeur. Il s'alimente de krill, d'amphipodes et de poliquetos, et c'est une proie des oiseaux marins, surtout des cormorans. Le Poisson des Pierres (Harpagifer antarcticus)

Il est petit est habite dans le fond, jusqu'à 18 mètres de profondeur. La zone entre les marées lui offre un habitat riche en aliments, dominé par les amphipodes, et avec moins de risque de prédateurs aquatiques. En même temps, quand la marée baisse, sa petite taille lui permet de se protéger des oiseaux prédateurs dans les fissures ou en dessous des pierres. De plus, sa couleur de camouflage l'aide à se confondre avec le fond.

Les poissons de la glace
Ils appartiennent à la famille Channichtyidae et comptent au moins quatre espèces dans les eaux de la Péninsule Antarctique. En général ils sont prédateurs. Ils possèdent une grande tête et de puissantes dents, et l'espèce Chaenocephalus aceratus a une taille (environ 65 centimètres) qui dépasse celle de la majorité des poissons antarctiques.



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